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Propositions du PIT sur les perspectives politiques en direction des Élections présidentielles de 2012 - l'intégralité



Par xewalkat le 01 - 09 - 09

Pour le PIT/SENEGAL, les Élections présidentielles de 2012 n’ont pas pour objectif l’élection d’un Président de la République pour toute une législature de 7 ans, mais bien pour une période de Transition qui ne pourrait excéder 12 mois.

Cette période de 12 mois est largement suffisante, pour organiser un Référendum pour l’adoption de nouvelles Institutions, devant servir de cadres pour la tenue de nouvelles élections générales ( présidentielle et législative), conformes au nouveau régime auquel nous aspirons. Cependant, comme toute période de Transition, le Sénégal va connaître une cohabitation politique, entre un Exécutif contrôlé par les nouvelles Autorités issues des élections présidentielles, et le Parlement entre les mains des libéraux.

Cette cohabitation devrait ainsi durer de Février - Mars 2012 à uillet - Août 2012, date limite de renouvellement du mandat des Députés, selon le calendrier républicain. Mais les contraintes de temps liées à la mise en oeuvre du programme de Transition, surtout dans sa partie institutionnelle, nous imposent de prolonger cette cohabitation de six mois supplémentaires au moins.

Ce compromis institutionnel est le prix que nous devons accepter de payer pour avoir suffisamment de temps pour élaborer et faire adopter les nouvelles Institutions et règles de Bonne gouvernance, et pour des raisons de cohérence avec nos objectifs politiques, et de nécessité de stabilité durant les 12 mois de Transition. Dans cette perspective, cette période de Transition de 12 mois est nécessaire pour transformer le « régime présidentiel déconcentré », que notre pays a hérité de Senghor, et mis en oeuvre, avec plus ou moins d’autoritarisme, sous Abdou Diouf et sous Wade, en un « régime nouveau de type parlementaire », tel que prévu dans les conclusions des Assises nationales.

A cet effet, le Programme de la Transition pourrait s’articuler autour des trois grands axes suivants :

1. Assainir la gestion des ressources publiques (humaines, financières, foncières, halieutiques, forestières et des mines etc.), évaluer et faire rapatrier les fonds planqués à l’étranger, pour dégager les moyens pour faire face à la Demande sociale et aux nécessités de relancer l’appareil économique;

2. Refonder l’État Républicain par l’adoption par Référendum d’une « Charte des Libertés, de la Démocratie et de la Bonne Gouvernance », et d’une « nouvelle Constitution de type parlementaire », telles qu’elles sont prévues dans les conclusions des Assises nationales ;

3. Créer les conditions de négociations pour un retour définitif de la paix en Casamance pour consolider la cohésion de notre peuple.

Ce Programme qui pose les bases d’une véritable Alternative au régime et à la politique de Wade, n’est ni de « gauche », ni de « droite », mais il est fondamentalement « républicain, démocratique et citoyen ». C’est pourquoi, pour le PIT, cette période de Transition doit être pilotée par une équipe composée des parties prenantes aux Assises nationales (politiques et de société civile), pour, durant cette phase, assurer les conditions optimales de cohésion dans la mise en oeuvre de leurs conclusions.

L’esprit de cogestion du processus des Assises nationales qui a prévalu parmi les composantes politiques et de la Société civile de cette large concertation nationale, à toutes ses étapes, et qui a traduit la maturité et la grandeur de notre peuple, devrait donc guider notre approche de la gestion de la Transition. A la suite du Référendum, le Gouvernement de transition crée l’« Autorité de Régulation de la Démocratie », nomme ses membres, installe le nouveau Pouvoir judiciaire tel que convenu dans les conclusions des Assises Nationales, dissout l’Assemblée nationale, le Sénat, le Conseil Economique et Social et la Vice Présidence. De cette manière, le Sénégal va disposer d’une « Autorité de Régulation de la Démocratie » chargée, entre autres, de gérer le système électoral à toutes ses étapes non juridictionnelles, et d’un Pouvoir Judiciaire, qui seront réellement indépendants du Pouvoir Exécutif et du Pouvoir Législatif, à l’élection et à l’installation desquels ils vont présider. Ainsi, notre pays va rentrer dans l’ère de l’État de Droit, de Bonne gouvernance et d’élections régulières, transparentes et apaisées, qui est la marque des Grandes Nations dans les Républiques Démocratiques du XXIème Siècle. A la fin de ce processus de Refondation de notre État et de notre Mode de gestion de nos ressources publiques, le Gouvernement de Transition devrait démissionner, pour permettre la tenue d’élections générales (présidentielles et législatives) sur la base de la nouvelle Constitution, et d’un nouveau système électoral, sous l’égide de l’« Autorité de Régulation de la Démocratie » et le contrôle juridictionnel du nouveau Pouvoir judiciaire. Cette démission va marquer la fin de la Transition. Comme dans toutes les transitions démocratiques, le Président, le Premier Ministre et les autres membres du Gouvernement de Transition, ne peuvent pas participer aux élections générales post transition, mais le peuvent à partir de la fin de la première législature qui suit la période de Transition. C’est donc d’une équipe de « Refondateurs » de l’État et du Mode de gestion des ressources publiques, dont le Sénégal a besoin en perspectives des élections présidentielles de 2012, pour parachever son processus historique d’édification de la « République démocratique ». Le PIT estime que, dans ces perspectives politiques, Bennoo est en mesure de proposer une équipe issue de ses rangs et de la Société civile, de la trempe des grands Hommes et des grandes Dames qui ont marqué les tournants historiques de « mutations démocratiques » de leur peuple. Son candidat aux présidentielles de 2012, et celui à la Primature du Gouvernement de Transition, devraient, avant leur désignation, renoncer publiquement aux prérogatives constitutionnelles héritées du régime de Wade, accepter, une fois au pouvoir, de mettre en oeuvre loyalement le « Programme de Transition », et de démissionner à la fin de la Transition, sans pouvoir participer aux élections générales post transition. Ces engagements devraient donc constituer les critères de base pour le choix du candidat de Bennoo aux Présidentielles, et pour celui du poste de Premier Ministre. Le commité central du PIT Dakar, le 25 Août 2009


Réflexion trés pertinente

Portrait de Invité(e)Gaffo

Invité(e) le 24 - 09 - 2009 à 15h:37m:36s GMT

Réflexion trés pertinente , c est une bonne base de négociation entre Leaders de Benno . Il reste maintenant à les convaincre en les amenant à mettre l intéret du sénégal au dessus deleur ambition individuelle . Il faut que le PIT , qui est un creuset de réflexions et qui a par ailleurs montré son attachement à l intéret supérieur du pays , se montre intransigeant à l encontre de tout Leader de BSS qui essaierait de faire capoter la démarche consensuelle ainsi arrétée . Le PIT et les membres des assises Nationales devraient travailler les Sénégalais pour apaiser cette rancoeur entre PS et AFP , et inviter Macky à s aligner sans conditions à la démarche retenue . Que Dieu récompense vos efforts en faisant partir , dans le calme et la sérénité ce régime Abdoulaye Wade et ce dés 2010 ;

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Par Bathie Ngoye Thiam le 11 - 05 - 10

Mbokki taalibe yi (chers condisciples), l’heure est grave. Nos marabouts sont de plus en plus désacralisés. Des égarés croient qu’ils peuvent se passer d’eux tout en restant musulmans. Ils veulent se suffire de Dieu, du Prophète (Psl) et de leurs recommandations, programmant ainsi la fin de nos dynasties confrériques. Ils vont jusqu’à penser que nos marabouts sont des citoyens comme nous, alors que nos grands-pères, comparés aux leurs, n’étaient que de petits types, pour ne pas dire de viles créatures.

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