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Oh la casamance fatiguée



Par laye le 30 - 04 - 10

La Casamance fait depuis longtemps la une des articles des medias, qui sont toujours les mêmes, à y voir cela devient du fantasme. C’est comme quand les occidentaux parlent de l’Afrique. Jamais ou très rares de bonnes nouvelles. Je pouvais bien remonter à une date jadis, mais mon éditorial part d’une période récente, à savoir avant et après ZigFest. Avant le Festival de Ziguinchor, excepter les medias publics et deux médias privés aucune promotion ou attention n’a été accordé par les autres medias du Sénégal. Le festival a été peu couvert sur le plan médiatique, avec les mêmes exceptions. La fin du ZigFest est le point central de nos indignations. Pourquoi nous le sommes ?

L’ensemble des populations casamançaises et sympathisants (es) ont applaudi des deux mains cette initiative, qu’on souhaite quelle perdure dans le temps et dans l’espace. Le festival de Ziguinchor a été un tournant pour toute la Casamance à plusieurs niveaux. Des thématiques qui se recoupent, avec toutes les préoccupations pour les mises en œuvre de véritables politiques de développement de la Casamance naturelle. La culture étant un facteur de civilisation universelle (je veux dire par là de la mondialisation culturelle) pour toute société, ce rendez-vous du donné et du recevoir a permis aux différentes cultures présentes de communier dans la paix et l’allégresse.

La seule ambition culturelle ne pourra jamais sortir les populations de leurs nombreuses difficultés quotidiennes. L’investissement en Casamance s’est articulé autour de grandes sommités mondiales qui ont donné des pistes de réflexions mais aussi ont apporté des solutions concrètes sur comment investir dans une collectivité. Le micro crédit pour les PMI, PME et les porteurs de projets a été débattu pour lever toutes les contraintes qui pèsent sur ces secteurs incontournables d’un développement. Bref on peut citer d’autres thématiques tenues durant ces trois jours. Mais le comble de notre indignation, c’est quand une certaine presse refuse de manière délibérée à relater l’évènement culturel, mais plutôt qu’à titrer par toutes les couleurs et à vociférer jusqu’au ciel sur un acte ignoble des braques, qui n’est qu’un épisodique devant l’essentiel. Aujourd’hui, cette certaine presse ne retiendra qu’une chose durant ces trois jours de festivités ; que le cortège du premier ministre, comprenant son ministre d’état et des autres autorités a échappé à un guet- apens des braques. Toute personne et toutes ces personnes qui ont porté des menaces sur la vie de toute personne sur le territoire national doivent être poursuivies, arrêtées et remises à la justice pour que ces dernières répondent de leur vampirisme.

Tout ceci étant dit. Franchement les populations casamançaises en ont assez de ce comportement qui ne dit pas ce qu’il cache. A toujours relater et crier des faits sensationnels sur la Casamance, cette ancienne région sud du Sénégal relève des hypocrisies ambiantes nauséabondes. En lieu et place de ces titres de journaux, nous pensons qu’il faut mieux parler et disserter sur les actions positives de développement, qui sont menées par les populations autochtones, la diaspora et les hommes et femmes de bonne volonté. Nous ne répéterons jamais assez que la Casamance fait partie intégrante du Sénégal qui vient de célébrer cinquante années d’indépendance. A quoi vous gagnez à stigmatiser les populations qui ont des vœux légitimes à savoir vivre dans la paix et s’engager corps et âme dans la bataille du développement. Vous savez très bien qu’à force de marteler le mensonge, le mensonge devient une vérité.

Cette supposée vérité est entrain de tuer toutes les initiatives viables pour extirper les populations des maux du sous développement. A chaque fois que des hommes et femmes de bonne volonté se débattent partout dans le monde pour porter des actions bénéfiques en Casamance, pour le bien être des populations sénégalaises, ces actions sont torpillées par des informations distillées ça et là de gauche à droite. Vous savez très bien aussi que l’argent à peur. Cela veut dire quoi partout sur la terre où on parle d’insécurité, vraie ou fausse les investisseurs ont des peurs légitimes de ne pas investir leur argent. Car nul n’investit pour perdre dans la culpabilité. Donc les suites qui sont données après avoir lu et écouter les médias sénégalais, poussent l’Etat, les investisseurs, la diaspora et les casamançais (ses) à douter des opportunités à investir dans une partie du pays où règne une supposée insécurité.

C’est pourquoi nous vous prions de revoir ces pratiques que nous ne cessions de dénoncer même si nous ne sommes pas attendus. Une chose est sûre même si on fait le parallèle avec tous les mouvements d’autonomie ou d’indépendance à travers le monde, la couverture médiatique du conflit casamançais est symptomatique de la presse sénégalaise. Dans tous ces pays sans les citer la presse nationale a un comportement républicain, vis-à-vis du traitement à donner. Qu’est ce de républicain, c’est de dénoncer jusqu’à la dernière énergie ces acrobaties des malfaiteurs et dés lors qu’ils se réclament pas Sénégalais, ils ne méritent pas d’être citer tout le temps. Les populations casamançaises vivent dans la paix, excepté une infime minorité égarée qui pour se faire un nom entrave le dynamisme d’une majorité. Le jour où vous arrêterez toutes ces pratiques antirépublicaines, la paix sera toujours là.

Nous pouvons parier avec vous que si vous parlez des sujets sur les projets de développement, les initiatives locales et le bonheur des populations, au lieu des violences et des peurs qui restent vaines. Il ne faut jamais permettre au ennemis de la liberté de bénéficier de la liberté ; car l’adage dit la liberté c’est la sécurité. La Casamance vit, bouge pour trouver les voies et moyens pour un développement harmonieux. Et ses fils et filles au Sénégal et à travers le monde ne cessent de réfléchir et de porter des actions de développement au profit des populations de ce pays. Je rends un hommage mérité à toutes ces populations qui demande qu’une chose, c’est de leur laisser vivre en paix. Vive le Sénégal Vive la république.

Fadel BADJI -*Email : fadellogistic@hotmail.fr France Paris 17e


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Par Bathie Ngoye Thiam le 11 - 05 - 10

Mbokki taalibe yi (chers condisciples), l’heure est grave. Nos marabouts sont de plus en plus désacralisés. Des égarés croient qu’ils peuvent se passer d’eux tout en restant musulmans. Ils veulent se suffire de Dieu, du Prophète (Psl) et de leurs recommandations, programmant ainsi la fin de nos dynasties confrériques. Ils vont jusqu’à penser que nos marabouts sont des citoyens comme nous, alors que nos grands-pères, comparés aux leurs, n’étaient que de petits types, pour ne pas dire de viles créatures.

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