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Me ELHADJI DIOUF, « Le jour que je serai président »

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Me El hadji Diouf, vous êtes un homme multidimensionnel. Pouvez-nous faire un bref historique de votre parcours, de votre enfance au métier d’avocat ?

Me El Diouf a célébré, il y a de cela une dizaine de jours, ses 50 ans. Il est né le 21 mai 1959 à Kaolack. C’est le petit fils du dernier roi du Saloum, qui s’appelait Fodé Diouf « Bour Kaône ». Son fils aîné s’appelle Mbaye Diouf, chef de canton,chef d’arrondissement. Donc, je suis le fils aîné du fils aîné du dernier roi du Saloum. J’ai été élevé par ma grand-mère, qui m’a inculqué beaucoup de valeurs, et aussi par mon père et ma mère. Donc, j’ai eu l’affection maternelle et paternelle. Mais, surtout, celle de ma grand-mère, parce que j’étais le premier fils de l’aîné du dernier roi du Saloum, j’étais choyé.

Déjà, étant élève à l’école primaire de Ndorong 1, j’étais brillant, car je sortais toujours premier de ma classe, avec mon ami feu Mor Talla Dieng, malheureusement décédé. Je profite de l’occasion pour prier que la terre lui soit légère. Après, j’ai fait le lycée Gaston Berger, actuel lycée Valdiodio Ndiaye, puis l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad). Je n’ai fréquenté que trois écoles, c’est ça la constance. J’ai fait l’Université de 1981 à 1987, en Droit surtout, en Droit privé judiciaire. J’ai quitté définitivement l’Université en 1987, avec un Dea. Je voulais surtout être avocat, car l’enseignement ne m’intéressait pas. Et comme je voulais être avocat, je n’ai jamais fait de concours pour rentrer à l’Enam, car je voulais autre chose parce que je connais mon tempérament. Je ne peux pas avoir de chef et je ne supporte pas l’injustice. Imaginez que je sois nommé préfet, quelque part, et qu’on me demande d’interdire une manifestation publique, sans raison aucune. Moi, je l’aurais l’autorisée et, certainement, je serais immédiatement relevé. Je ne peux pas exécuter des décisions injustes. J’ai été responsable de classe et président de foyer au lycée et, à l’université. Dirigeant du mouvement étudiant de Dakar. J’étais responsable des étudiants de la faculté de Droit, tout le temps que j’ai été étudiant, et j’étais également membre du Conseil de l’Université, pour le compte de la Faculté de Droit. J’ai été élu, également, comme membre du Conseil d’administration du Coud, avec des élections sur toute l’étendue de l’Université, pour représenter les 15.000 étudiants qui peuplaient l’Université. J’étais avocat des élèves et étudiant, car étant élève, je défendais les élèves et, étant étudiant aussi, je défendais les étudiants. Donc, c’est par tempérament et par vocation que suis avocat. Ce n’est pas une surprise que je me retrouve avocat pur et dur. J’ai été reçu au barreau en 1989.

Les affaires Adel Korban et Docky Niasse, Mademba Sock, la Bourse, Habré… ²

Vous êtes un avocat célèbre…

1989 à 2009, il y a 20 ans que suis au prestigieux barreau de Dakar. Alors, j’ai eu à plaider dans plusieurs grands dossiers. Parmi les plus médiatisés, il y a l’affaire Adel Korban, une grosse affaire à l’époque. Mon client Youla, qui travaillait aux cheminots de Dakar, a été relaxé. Il a été arrêté par les douaniers et transitaires. Il ya eu, également, l’affaire Docky Niass. On parlait de l’assassinat de Docky Niass par son mari Modou Niass et il a fait 36 mois de détention. Il avait plusieurs avocats qui se sont retirés et quand il m’a engagé, j’ai plaidé le dossier et je l’ai fait relaxer, purement et simplement. Il y avait les Ong des Droits de l’homme, qui s’occupaient de cela en disant « la mort du kakiri, plus jamais ça », comme si cette femme qui demande la tête de Modou Niass avait pris connaissance du dossier. Or l’instruction est secrète. On ne peut pas dévoiler ce qu’il ya dans le dossier. Mais au bout du compte, relaxe pur et simple, car il n’y avait pas de preuves.

Il y a eu aussi l’affaire Mademba Sock. Quand on l’a arrêté, en 1998, après la finale de la Coupe du monde en France. Je suis monté en première ligne, avec Mamadou Diop « Castro », car en ce temps, je militais à la Ld/Mpt, qui m’a demandé de plaider pour ces gens et je l’ai fait, sans rien demander. Il y a ensuite l’affaire de la Bourse du travail. Quand on a incendié les locaux de la Bourse du travail, il y avait mort d’hommes. Mody Guiro, Madia Diop (que la terre lui soit légère), Cheikh Diop… ils étaient 18 à passer devant la Cour d’assises. Ils ont fait 18 mois de prison avant d’être libérés. C’était une affaire très sensible. Mais il y a, surtout, la plus grosse affaire, qui est celle d’Hissène Habré, que j’ai eu à plaider à plusieurs reprises avec Me Madické Niang, devant la Chambre d’accusation, pour obtenir l’annulation de l’inculpation d’Habré par le doyen des juges, Demba Kandji à l’époque. Nous avons plaidé Me Madické Niang, Me Hélène Cissé et moi-même pour obtenir cette annulation. Les Boucounta Diallo et autres sont allés devant la Radho, l’Ondh… Tous ces législateurs sont allés à la Cour de cassation, qui a rejeté leur pourvoi. Ensuite, il y a eu aussi l’affaire Bobo Koro et la dernière affaire du bateau « Le Jola », avec Mame Madior Boye (ex-Premier ministre), Youba Sambou (ancien ministre des Forces armées), le Général Babacar Gaye (ex-chef d’Etat-major)… que j’ai plaidée avec bonheur, et le bon Dieu m’a toujours aidé à avoir satisfaction. Mais je vois dans certains journaux : « Me El Diouf, l’avocat qui n’a jamais gagné de procès », alors que si on leur demande de justifier ces propos, ils ne pourront pas vous citer un seul procès que j’ai perdu. Moi, je crois que c’est de la méchanceté. Et, d’ailleurs, les affaires Habré, Mademba Sock, Bourse du travail… sont là comme une preuve irréfutable, suffisante pour démentir ces gens aigris. De telles personnalités n’iront pas confier leurs sorts à n’importe qui. Mais les chiens aboient, la caravane passe !

Quel est le moment le plus intense de votre carrière d’avocat ?

Le moment que j’ai vécu intensément, c’est quand Me Ousmane Ngom, ministre de l’Intérieur, a pris la décision d’expulser Hissène Habré du Sénégal et de le confier à Olousegoun Obasandio, ancien chef de l’Etat nigérian. J’ai vécu des moments terribles, de violation grave de Droits de l’homme, d’injustice avérée, de folie administrative, parce que la Justice venait de me donner raison devant la Chambre d’accusation, en disant qu’on ne peut pas extrader Habré. Et le lendemain, le ministre de l’Intérieur décide de l’extrader et de le confier à quelqu’un, comme si Habré est une propriété d’Ousmane Ngom, comme si Habré était un esclave du Sénégal, qu’il faut vendre au président nigérian. Mais j’ai tellement cogné et tapé sur la table, devant la presse mondiale.

Vers les coups de 15h, j’ai été appelé ai téléphone par le président Wade. J’étais dans le salon d’Habré, avec lui, et l’arrêté d’expulsion était en train d’être exécuté. L’avion qui devait l’amener était déjà en place. Ah, c’était des moments intenses et je disais que mon client ne partirait pas. L’Etat est fort, mais Dieu est plus fort que l’Etat et j’avais la vérité avec moi et je savais qu’elle finirait par triompher. Dans mon entretien téléphonique avec le président Wade, il m’a dit : « Me Diouf, vous m’avez convaincu. Votre client ne partira pas, vous l’avez sauvé ». Mes arguments étaient convaincants, car il n’y avait pas de raisons de confier Habré à un chef de l’Etat étranger. On aurait pu l’expulser, mais c’était à lui de choisir sa destination. On ne doit pas lui indiquer là où il doit aller, comme s’il était une marchandise. C’était une victoire morale, car j’ai dénoncé et eu gain de cause. Ce sont là des moments forts, que je n’oublierai jamais dans ma vie.

J’ai également risqué ma vie pour cette dame sénégalaise, l’épouse de Cheikh Fall. J’ai été enlevé par des bandits, qui étaient payés pour me tuer. On m’a amené au premier étage, ligoté et déshabillé, pour me tuer, parce que je dérangeais. Je leur ai dit : tuez moi, il n’y a pas de problème, car j’irai au paradis. Mais vous, non seulement vous irez en enfer, mais vous aurez des problèmes, parce qu’un avocat, on ne peut pas le tuer comme ça. Ils se sont précipités pour me déshabiller, parce qu’on leur avait signalé que je suis toujours armé. Mais ce jour-là, heureusement, je n’étais pas armé. Si je l’avais été, je ne serais pas là aujourd’hui, en train de vous parler, car on m’aurait tué pour éviter que je les tue. Et ils diront, certainement, que j’ai essayé de les tuer et ils se sont défendus. L’absence de l’arme m’a donc sauvé. Mais un des bandits m’a dit : « Vous êtes quel avocat, car on ne connait pas votre nom, on nous a demandé tout simplement de vous exécuter ? ». Et quand je l’ai décliné, ce bandit m’a dit que « j’ai beaucoup d’admiration pour Me El Diouf, donc c’est bien vous ? ». Et il a dit à ses camarades de me laisser. C’est le bon Dieu qui est intervenu, car le jour de la mort, celui qui ne meurt pas n’est pas digne.
Mon parti travaille dans la discrétion, sans bruit

Vous avez un Parti. Comment se porte-t-il ?

Mon Parti est différent des autres, par sa démarche, la conception, la méthodologie, parce qu’il y a des Partis qui font beaucoup de communiqués, pourtant réservés au Bureau politique. Pourquoi les publier ? Ils tympanisent pour laisser croire que le Parti vit. Tous les jours, vous entendez des communiqués de presse et quand les élections arrivent, c’est la catastrophe. Je pense qu’il vaut mieux d’occuper le terrain. Moi, je travaille dans la discrétion, dans le cœur des Sénégalaises et des Sénégalais. Les gens ne savent pas que je suis accueilli partout, dans des grandes manifestations, par mes militants. C’est vrai que les Partis doivent faire des sorties sur tous les grands événements qui touchent à la vie de la Nation, par toutes les formes prévues par la loi.

On constate que le Sénégal est dirigé par les libéraux. J’ai des convictions politiques idéologiques Marxiste et Léniniste, pour ne pas dire socialiste. J’ai des amis chez les syndicalistes tels Mademba Sock, Mody Guiro… J’étais donc l’allié, l’avocat naturel de la classe ouvrière sénégalaise. Ils m’ont demandé de créer ce Parti et je l’ai créé. Ce Parti est une réponse au Libéralisme de Wade et à l’arrogance d’Idrissa Seck, qui était à l’époque le tout-puissant Premier ministre, patron du Pds. Il fallait quelqu’un pour lui tenir tête, pour dire non et pour le ramener sur terre, parce qu’il était très arrogant et suffisant. Ce Parti a pour vocation, une fois au Pouvoir, non seulement de défendre les travailleurs, mais aussi de donner du travail aux jeunes. Chez nous, c’est le culte du travail, c’est le travail qui permet à l’homme de s’épanouir, de se libérer. On ne peut pas travailler jusqu’à la retraite, sans avoir de logement et se retrouver dans la misère. C’est une préoccupation chez nous. Il faut donner du travail. C’est cela qui humanise. Mais le travail pour asservir seulement l’homme, ce n’est pas important.
Crise de direction, d’orientation, d’autorité. La situation actuelle du pays…

Actuellement, le Sénégal est traversé par une crise terrible. Une crise de direction, d’orientation, d’autorité. Vous avez vu ces réaménagements, ces limogeages-reconductions, ces intimidations qui ont mené à des reconductions ou recasements. C’est la crise de l’autorité, car on ne sait pas où l’on va. On tâtonne, on ne connait pas de priorité. Il faut qu’on sache où mettre nos milliards.. Sur le plan social il y a des problèmes, les gens ne sont pas aidés. Les salaires ne permettent pas aux sénégalais de vivre parce que la vie est trop chère avec la montée vertigineuse des prix des denrées de premières nécessité. La demande est forte et il n’y a pas de réponse. C’est ce qui avait entrainé la chute de Diouf et c’est ce que risque de compromettre le régime de Wade.

La Vice-présidence…

Le poste de vice-président n’a pas de sens. Moi, je constate des mesures que l’on prend sans qu’on puisse les justifier. Mon ami Madické Niang, vous l’avez vu. Grand juriste, grand avocat… Il est brillant. Mais quand il a voulu défendre le diable, avec la Vice-présidence, il a tout fait, mais il n’a convaincu personne. Personne ne peut justifier la création de ce poste qui, selon Madické Niang lui-même, n’est pas une Institution, n’a pas de pouvoir mais, sur le plan protocolaire, il vient après le chef de l’Etat. Le Premier ministre, le président de l’Assemblée et le président du Sénat sont derrière lui. A part le Gabon, on ne le trouve nulle part et le Gabon ne doit pas être une référence pour nous.

Assises nationales…

C’est une grosse farce. La plus grosse farce du début du 21ème siècle, parce qu’on a pu réunir, entre parenthèse, la société civile, l’opposition pour, pendant un an, perdre son temps à cogiter. C’est louable de s’intéresser aux problèmes de son pays, mais il faut le faire dans des cadres appropriés. L’opposition peut faire des assises de l’opposition, pour un programme alternatif de gouvernement. Pour dire : « nous, opposition, face au pouvoir en place, nous avons réfléchi, analysé les problèmes des Sénégalais, nous avons trouvé des remèdes et si vous nous élisez, nous allons gouverner avec ce programme ». Ça, c’est cohérent. Mais, vouloir mettre tout le monde dans le même sac (opposition, pouvoir, société civile…), pour dire qu’à partir de maintenant, c’est comme ça que le Sénégal doit être dirigé, alors qu’on n’a pas ce pouvoir… Parce que, seul le chef de l’Etat, jusqu’à la fin de son mandat, peut dire c’est comme ça que je vais gouverner le Sénégal, même si c’est mauvais. C’est le système représentatif par le suffrage universel, on lui a délégué les pouvoirs. Mais eux, ils n’ont aucun pouvoir qui leur soit délégué par le peuple. Donc, ils ne peuvent pas légiférer au nom du peuple pour parler de Charte nationale. C’est une hérésie politique. Et si on les suit, il y aura l’unanimisme politique, c’est-à-dire il n’y aura plus d’opposition, ni de gouvernement, et que tout le monde devra fonctionner comme le veulent les résultats de ces soi-disant assises nationales. C’est le seul programme qui vaille, défini par ces assises que tout le monde doit exécuter. Laissons-les Partis comme le disait Abdou Diouf définir leurs programmes et proposer ces programmes au peuple sénégalais qui choisira car c’est le seul juge. Mais c’est de l’escroquerie, de l’arnaque. Ces partis sont très intelligents, car ils avaient perdu la Présidentielle et boycotté les législatives. Et, pendant des années, ils risquaient d’être marginalisés. Ils se sont trouvé une tribune dans les assises nationales. Ces assises les ont aidés à aller vers « Benno » et à gagner des collectivités locales. C’est un tremplin, car l’objet, ce n’était pas ça ; c’est de l’arnaque. Le PS s’est servi des autres comme escaliers pour gagner des pouvoirs. Alors, ces assises nationales n’ont aucun sens, mais elles auraient eu un sens si c’était les assises de l’opposition. Les assises voulaient constituer, pour l’opposition, un moyen de discréditer Me Wade, pour dire que le gouvernement n’a pas de programme pour diriger le pays. Alors, il n’a qu’à venir nous voir pour qu’on lui donne un programme. Mais Wade ne l’acceptera pas, il ne peut pas tomber dans ce piège, il est trop intelligent. C’est comme si Wade n’avait rien à faire et attendait que les gens lui disent comment il doit gouverner le Sénégal. Les assises ont bonne presse, c’est normal, ils ont fait une bonne campagne médiatique. Mais, comme le pouvoir communique mal, alors qu’il est très possible de démonter ces assises, mais personne ne peut le faire au niveau de l’Etat Wadien. Ils disent : on n’est pas d’accord, sans argumenter. J’entends les jeunes de l’Ujtl parler, mais sans convaincre. Il faut argumenter, montrer en quoi ces assises ne sont pas pertinentes.

Etes-vous un électron libre ? Pouvez vous être Chef d’Etat ?

Je me sens l’étoffe d’un chef d’Etat. J’aime mon pays et pour moi, c’est le premier critère pour prétendre à la magistrature suprême. Aimer son pays, avoir un amour fou pour son pays. Ma famille vit au Sénégal. Je suis contre les Sénégalais qui envoient leurs épouses pour aller accoucher en Europe ou en Amérique, par complexe, parce qu’ils ne se sentent pas Sénégalais. Ils veulent que leurs enfants deviennent Américains ou Européens. Je dis que c’est lâche, ce n’est ne pas patriotique, c’est un complexe qu’il faut rejeter. J’aime profondément mon pays et je souhaite être le premier dirigeant de ce pays qui rendra les Sénégalais heureux. Ce n’est pas être président, simplement. Si c’est ça, que le bon Dieu m’empêche de l’être. Mais si je dois rendre heureux les Sénégalais, permettre au pays de décoller, que le bon Dieu m’accorde cette chance. Afin que demain, l’histoire puisse retenir que Me El Diouf, le petit fils du « Bour Saloum » Fodé Diouf, le fils de Mbaye Diouf Fodé, n’a pas trahi les espérances placées en lui par ses aïeux. Mais, c’est important, je dois laisser quelque chose à la postérité, car mon grand-père et mon père avaient laissé quelque chose. Je ne veux laisser ni des milliards, ni des immeubles, mais plutôt des images, des faits, des gestes d’honneur, de dignité et de grandeur. C’est ce qu’on m’a inculqué comme valeur. J’ai le niveau, le courage, la conviction et les aptitudes de diriger ce pays, car j’ai l’amour profond pour être l’esclave de ce peuple et non me servir de lui, comme un dictateur.

Vous êtes également un dirigeant sportif, de surcroît vice-président du Jaraaf. Comment se porte votre club ?

Le Jaraaf se porte bien avec le président Wagane Diouf, qui a montré toute la générosité qu’il faut en sport. Il sort, presque toutes les semaines, un million de Fcfa pour les regroupements et les primes des joueurs. Pas seulement du football, car le Jaraaf est un club pluridisciplinaire. Wagane fait des choses extraordinaires et je suis fier d’être à ses côtés, comme vice-président, et d’avoir aussi des dirigeants de la trempe de Lamine Diack... Le Jaraaf, c’est la crème, c’est le plus grand club, ce n’est pas le plus ancien comme la Jeanne d’Arc… Il y avait un problème au Jaraaf, mais on l’a réglé. C’est un petit groupe qui voulait semer le bordel, mais qui a été vite maitrisé.
Crise permanente du football…

C’est une affaire d’orientation, de direction, une absence de politique footballistique. C’est du pilotage à vu. L’Etat n’a aucune politique sportive. Imaginez que dans un budget de 1.700 milliards, six (6) milliards seulement sont affectés au sport. C’est une catastrophe ! Il n’y a pas d’ambition. Il y a des gens qui se servent du sport pour occuper des positions, pour voyager, avoir des perdiems… mais ils ne se soucient pas réellement du développement du sport, notamment du football. Les gens, une fois nommés, prennent goût au pouvoir et veulent rester éternellement des dinosaures du football.
Il faut une révolution dans le Sport. Sortie de crise…

Il faut une révolution, des mesures radicales. Il faut poser les bases du sport, la pratique de masse, revaloriser les compétitions à bas âge. Ensuite, il faut modifier le mouvement Navétanes en rassemblant les équipes Navétanes autour des clubs… Les politiciens, partisans de la facilité et de la magouille, sont des activistes, car ils voient beaucoup de monde dans le mouvement Navétanes et ils veulent récupérer ce mouvement, pensant que le monde qui vient votera pour eux. C’est ce qui est faux. Il faut moderniser les clubs. Comme ça, on pourra gagner la coupe d’Afrique… Car on jamais rien gagné. Je propose aussi, aux clubs, de signer des contrats avec des musiciens qui iront, à chaque match, animer le stade.
Fédération…

Le Cnf devait rendre sa démission après les 12 mois d’exercice, mais il ne l’a pas fait. Il a échoué, ce qui est grave. Il fait tout par des voies détournées, pour rester, afin de diriger la future fédération. C’est comme un régime militaire d’exception : il permet l’organisation des élections, mais il ne doit pas participer aux élections. Il se taille une place dans le bureau de la future Fédération, car le président du Cnf a dit, comme une Ligue professionnelle qui signe une convention avec la Fédération pour exister inferieure à la fédération et son assemblée générale soit imposée à la Fédération sa décision. Désormais, le président de la Ligue professionnelle, 1er vice-président de la Fédération, alors que l’ancienne fédération est souveraine.

La Coordination Nationale des Clubs Sénégalais (Cncs) a dit niet. Ce sont des gens avisés, qui ont bien compris le jeu du Cnf. Il faut assainir le milieu du sport, que les gens qui font du sport soient plus vigilants, plus prudents, plus conséquents dans le choix des dirigeants, qu’ils ne soient pas complaignants. Il faut que le ministère assume son rôle, qu’il soit plus ambitieux et qu’il réclame un budget plus conséquent. Le jour que je prendrai le Pouvoir, je donnerai à chaque club d’élite un milliard pour permettre à tous les clubs d’être solvables. Il nous faut des moyens dans le football moderne pour espérer faire des résultats.

El Diouf, président de la Fédération ?

Pourquoi pas ? Je ne demande rien, mais si les gens me confient cette tâche, je serai en mesure de changer radicalement le visage du football, car j’ai un programme en tant président de Fédération. L’état sera interpellé, les moyens seront donnés au football, la coopération internationale sera dynamisée... Une fois nanti de ces pouvoirs, on va vivre des moments forts du football, car je veux laisser des images positives à la postérité ; c’est plus important que les milliards. J’ai les idées, la conviction, les ambitions pour hisser le football sénégalais au firmament du football mondial.

Peuple d’honneur et de dignité

Mot de la fin ?

Le message que lance aux Sénégalais, c’est de ne jamais oublier que nous sommes un peuple d’honneur et de dignité, que le Sénégal est la terre de Lat Dior Diop, Fodé Diouf, Alboury Ndiaye, Aline Sitoé Diatta, Cheikh Ahmadou Bamba, El Hadji Omar Tall, El Hadji Malick Sy, Limamou Laye… Ce Sénégal, on ne peut le vendre et personne ne peut l’acheter. Que les Sénégalais aiment leur pays, qu’ils ne l’échangent contre aucune sorte de corruption, d’achat de conscience, qu’ils gardent intacte l’image positive de notre pays, qui est le pays de la « Teranga », de la dignité… Je voudrais que ces vertus cardinales de notre peuple de « diom, fiit, ngor, et de Teranga » soient préservées. Je souhaite également que les Sénégalais n’acceptent plus d’être manipulés ou intimidés, car je veux un peuple qui s’assume devant l’histoire, qui remplit sa mission historique, qui soit capable de faire face aux difficultés de la vie, aux crises cycliques qui les frappent. Je veux un Sénégal prospère, riche de ses hommes et de ses biens, croyant en Dieu, mais aussi aux valeurs nationales. Je veux un Sénégal vitrine de la démocratie africaine, respecté dans le concert des Nations. Je rêve d’un grand Sénégal, debout, fort et aimé, parce que la terre de ces hommes que j’ai cités plus haut ne mérite que cela. Nous sommes un peuple élu de Dieu. On ne doit pas accepter d’être maudit par Dieu et par nos semblables. Nous n’avons pas le droit de trahir, de décevoir. Nous avons l’obligation de réussir, de convaincre, d’être la plus grande Nation du monde, par nos valeurs, pour nos valeurs…


ah ah ha, SJD a raison, nos

Portrait de La rédaction

La rédaction le 07 - 06 - 2009 à 2h:02m:09s GMT

ah ah ha, SJD a raison, nos politichiens, chaqu'un son seurigne lui a dit qu'il serait président. et ces conards y croient.... ah ah ha...

C EST UN FOU, POUR QUI IL SE

Portrait de bijoux

Invité(e) le 19 - 06 - 2009 à 0h:03m:33s GMT

C EST UN FOU, POUR QUI IL SE PREND, PETIT FILS DE CELUI-CI, FILS DE CELUI -LA, C EST DEPASSE CES CHOSES LA..SI TU VEUX ETRE PRESIDENT C EST TON DROIT, TRAVAILLE FORT POUR Y ARRIVER, MAIS, FILS DE CECI OU DE CELA, CA NE MARCHE PAS..VRAIMENT AUCUNE MODESTIE ELHADJI, AUCUNE HUMILITE, SIMPLICITE NON PLUS,TROP BAVARD,ET IL VEUT DEVENIR PRESI.

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Akon, Messi, Drogba et Henry pour Pepsi



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Par Bathie Ngoye Thiam le 11 - 05 - 10

Mbokki taalibe yi (chers condisciples), l’heure est grave. Nos marabouts sont de plus en plus désacralisés. Des égarés croient qu’ils peuvent se passer d’eux tout en restant musulmans. Ils veulent se suffire de Dieu, du Prophète (Psl) et de leurs recommandations, programmant ainsi la fin de nos dynasties confrériques. Ils vont jusqu’à penser que nos marabouts sont des citoyens comme nous, alors que nos grands-pères, comparés aux leurs, n’étaient que de petits types, pour ne pas dire de viles créatures.

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