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Création d’une île artificielle au large de Hann

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Comme Dubaï ou Qatar, Dakar pourrait avoir aussi son île artificielle. Des opérateurs économiques espagnols étaient la semaine dernière à Dakar pour discuter de la création de cette île au large de Hann. Ce projet dont le coût s’élèverait à environ plus de 5 milliards de francs Cfa bute sur quelques obstacles d’ordre administratif et technique.

Par Mamadou DIALLO

Une île artificielle au large de Dakar. Le projet est porté par des promoteurs économiques espagnols. Ils étaient à Dakar la semaine dernière pour des échanges sur la faisabilité d’un tel projet au large de la baie de Hann. Pour cela, ils ont rencontré dans la journée du mardi dernier, quelques responsables du ministère de l’Economie et des Finances, notamment ceux de la Direction générale des impôts et domaines (Dgid). Mais, le projet semble buter sur quelques obstacles qui pourraient contrecarrer la réalisation d’un projet d’une telle envergure. En effet, les techniciens de la Direction générale des impôts et domaines ont fait comprendre aux opérateurs espagnols qu’ils ont des difficultés pour immatriculer un terrain qui se situerait en mer.
C’est un autre problème que viennent de poser alors les techniciens sénégalais aux Espagnols. Et, la seule solution pour ces derniers de réussir leur pari, c’est de faire passer une réforme du Code général des impôts et domaines. Il faut, toutefois, préciser que le projet devrait coûter 9 millions d’euros soit environ 5 milliards 900 mille francs Cfa. Les opérateurs espagnols qui étaient accompagnés par l’ambassadeur du Sénégal en Espagne, sont rentrés mardi dernier dans la soirée.
Ce projet initié par les Espagnols ressemble fort aux projets modernes de création de trois îles artificielles dans le golfe arabo-persique, sur les côtes de l’émirat de Dubaï, dans les Emirats arabes unis. Ces îles appelées «Palm islands» car leur forme rappelle celle du palmier, accueilleront des complexes hôteliers, balnéaires et touristiques. Pour certains observateurs, le projet de création de trois îles artificielles à Dubaï est le plus ambitieux et le plus mégalomaniaque jamais réalisé. Seulement, la réalisation d’un tel projet au Sénégal nécessite une étude de faisabilité plus approfondie, comme ce fut le cas avec les trois îles artificielles de Dubaï où on a sollicité un «rapport d’ingénieurs des Pays-Bas pour leur expérience sur les terres gagnées sur la mer».
On sait que la côte atlantique du Sénégal est souvent balayée par des nombreux courants marins, même si la baie de Hann est assez réputée pour la nature calme de ses eaux. Décider d’y implanter une bande de terre artificielle devrait nécessiter une étude d’impact environnemental approfondie, pour précéder les éventuelles difficultés auxquelles les techniciens pourraient avoir à faire face. Car d’une manière ou d’une autre, l’écosystème de la mer sera affecté, dans une zone où les populations vivent de la pêche, à la différence de celles des Emirats, dont l’activité a été tuée par l’exploitation pétrolière et le tourisme d’affaires. Eriger une nouvelle bande de terre ne peut, en aucune manière, être une décision qui se prend au pied levé.
madiallo@lequotidien.sn


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Par Bathie Ngoye Thiam le 11 - 05 - 10

Mbokki taalibe yi (chers condisciples), l’heure est grave. Nos marabouts sont de plus en plus désacralisés. Des égarés croient qu’ils peuvent se passer d’eux tout en restant musulmans. Ils veulent se suffire de Dieu, du Prophète (Psl) et de leurs recommandations, programmant ainsi la fin de nos dynasties confrériques. Ils vont jusqu’à penser que nos marabouts sont des citoyens comme nous, alors que nos grands-pères, comparés aux leurs, n’étaient que de petits types, pour ne pas dire de viles créatures.

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