Le président Barack Obama devait ouvrir hier à Washington un sommet de deux jours visant à empêcher que des groupes terroristes s’emparent d’une arme atomique, au moment aussi où les Etats-Unis tentent d’obtenir des sanctions contre l’Iran pour son programme nucléaire. L’administration américaine essaiera d’obtenir des dirigeants qu’ils s’engagent formellement à localiser et sécuriser leurs stocks d’uranium et de plutonium, pour éviter qu’ils soient volés, acheminés clandestinement et vendus à des extrémistes.
Il s’agit du plus important sommet organisé aux Etats-Unis depuis 1945 par le nombre de chefs d’Etat ou de gouvernement qui y participent. « Des organisations comme Al-Qaïda sont en train d’essayer d’obtenir une arme nucléaire, une arme de destruction massive qu’elles n’auront aucun scrupule à utiliser . Ce sommet a pour but principal de mettre la communauté internationale sur la voie d’une maîtrise du matériel nucléaire non sécurisé dans un temps imparti et avec un programme de travail spécifique », a précisé le président, qui doit profiter du sommet pour s’entretenir en tête-à-tête avec plusieurs hauts dirigeants.
Mais c’est la rencontre avec son homologue chinois Hu Jintao, qui est sans doute la plus scrutée. Washington tente d’obtenir de Pékin qu’il soutienne des sanctions renforcées contre l’Iran, accusé malgré ses dénégations de vouloir se doter de l’arme nucléaire sous couvert d’un programme civil. Anticipant tout résultat du sommet, le représentant iranien à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Ali Asghar Soltanieh, a affirmé hier que son pays, qui ne sera pas représenté à Washington, ne se sentirait pas lié par ses décisions « connues d’avance ».
La question de la Corée du Nord, qui a déjà la bombe, devrait elle aussi être évoquée entre Obama et Hu, dont les pays ont connu ces derniers mois de fortes tensions dans leurs relations.






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